Sur un écran, l'enfant est seul

C'est toute la difficulté, et c'est ce qui rend la relecture nécessaire.

Dans une salle de classe, il y a un adulte dans la pièce. Il voit un visage se fermer, il rattrape une formulation maladroite, il reste après la sonnerie.

Sur une page web, il n'y a personne. Un adolescent lit seul, souvent le soir, parfois parce que quelque chose vient de lui arriver. Un texte sur les violences sexuelles peut le renvoyer à ce qu'il a vécu sans que quiconque s'en aperçoive, et sans que nous le sachions jamais.

Nous savons écrire clairement. Nous ne savons pas juger si une phrase protège ou si elle blesse quelqu'un qui a déjà subi quelque chose — ni si elle est juste pour un enfant de douze ans plutôt que de seize.

C'est pourquoi aucun contenu destiné à des enfants ou à des adolescents n'est considéré comme définitif tant qu'un ou une pédagogue et un ou une psychologue de l'enfance ne l'ont pas relu. Cette règle ne bougera pas.

Un·e enseignant·e ou pédagogue

Pour vérifier que ce que nous écrivons est juste pour l'âge visé — un texte qui fonctionne à seize ans peut effrayer à douze — et compréhensible sans qu'un adulte soit là pour l'expliquer.

Un·e psychologue de l'enfance

Pour vérifier que chaque page protège au lieu de blesser, y compris pour un enfant qui a déjà vécu quelque chose et qui la lira seul.

Nous ne vous demandons pas de rejoindre une structure.

Pas de comité, pas de réunions, pas d'engagement sur des années. La question est simplement : accepteriez-vous de relire des contenus et de nous dire « ça, c'est publiable » ou « ça, surtout pas » ?

Une soirée. C'est ce qui débloque le projet.

Si vous voulez ensuite vous impliquer davantage, la porte est ouverte — mais rien ne vous y oblige, et nous n'attendons pas cela pour commencer.

Juristes, communicantes et communicants, développeuses et développeurs, relais de terrain : vous êtes aussi les bienvenus. Mais ces deux relectures-là conditionnent tout le reste.

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Quelques minutes suffisent. Nous répondons à chaque message.

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