Situation en cours
Que faire maintenant
Si quelque chose vient d'arriver, commencez par ici. Les cinq gestes ci-dessous valent dans presque toutes les situations. Ensuite seulement, on regarde votre cas.
D'abord : cinq gestes
Ils prennent deux minutes et ils changent la suite. L'ordre compte : conserver, puis signaler, puis bloquer seulement.
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Ne supprimez rien
Le premier réflexe, quand on a honte ou peur, est de tout effacer. C'est pourtant ce qui pourra défendre l'enfant plus tard.
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Ne répondez plus
Ni pour négocier, ni pour menacer, ni pour comprendre. Chaque réponse confirme que le compte est actif et que la pression fonctionne.
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Ne payez jamais
Payer n'arrête pas un chantage. Cela prouve seulement que la menace marche, et les demandes recommencent.
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Signalez le compte à la plateforme — avant de bloquer
L'ordre compte, et il est contre-intuitif. Sur Snapchat, bloquer quelqu'un rend la conversation inaccessible : les messages sauvegardés peuvent disparaître dès que vous n'êtes plus amis. Signaler d'abord, bloquer ensuite.
Sur WhatsApp, à l'inverse, la conversation reste — mais l'écran qui suit le blocage propose « Supprimer la discussion ». N'y touchez pas : choisissez « Archiver ».
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Bloquez
Une fois le signalement envoyé et la conversation conservée.
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Parlez-en à un adulte de confiance, aujourd'hui
Pas demain. C'est le geste qui déclenche tous les autres.
Une exception, et elle est absolue : les images
« Gardez, ne supprimez pas » vaut pour une conversation, un message, un profil. Cela ne vaut pas pour les images.
Ne faites jamais de capture d'écran d'un contenu pédocriminel, ne le téléchargez pas, ne le transmettez à personne — pas même pour prouver quoi que ce soit. Le détenir est en soi une infraction (art. 197 al. 4 et 5 CP).
Dans ce cas, on signale l'adresse aux autorités, jamais le contenu.
Cette distinction paraît subtile quand on est bouleversé. Elle est pourtant simple : ce qui a été écrit se garde, ce qui a été montré ne se copie pas.
Ensuite : votre situation
Chaque cas ci-dessous suppose que les cinq gestes ont été faits.
On demande des photos à un enfant, ou on lui en envoie
Il n'y a pas à attendre que quelque chose de plus grave arrive. Conservez la conversation, et rendez-vous à la police — au poste, ou en appelant le 117. Si le contenu est visible en ligne, signalez son adresse à clickandstop.ch.
Une photo a déjà été envoyée
C'est le moment où l'enfant a le plus honte, et le plus besoin qu'on lui retire cette honte. La phrase à dire d'abord, avant toute question : il n'est jamais trop tard, et ce n'est jamais ta faute.
Ensuite : ne pas répondre, ne pas payer, conserver les échanges, aller à la police. Si l'image circule, son adresse se signale à clickandstop.ch.
Quelqu'un fait chanter un enfant
La sextorsion fonctionne sur un seul levier : faire croire à l'enfant qu'il est coupable et qu'il doit se débrouiller seul. Rien de ce qui suit n'est négociable — ne pas payer, ne pas répondre, ne rien supprimer, et prévenir la police. Le 147 de Pro Juventute est joignable à toute heure, gratuitement, si un jeune veut d'abord en parler à quelqu'un.
Un contenu pédocriminel est visible en ligne
Ne le capturez pas, ne l'enregistrez pas, ne le partagez pas. Relevez uniquement l'adresse de la page, ainsi que la date et l'heure, et signalez-la à clickandstop.ch ou à fedpol.
Un adulte met un enfant mal à l'aise, sans que rien de précis se soit produit
Un malaise n'a pas besoin d'être justifié pour être pris au sérieux, et il ne faut pas attendre une preuve pour en parler. Un adulte de confiance, la direction de l'établissement, ou le 147 pour un jeune : toutes ces portes sont ouvertes sans qu'il se soit rien passé de « suffisamment grave ».
Ce qu'il convient de dire à l'enfant lui-même, et comment conduire cette conversation sans altérer son récit, doit être rédigé et validé par un ou une psychologue de l'enfance. Cette page reste volontairement silencieuse là-dessus.
Si vous êtes enseignant ou éducateur
Vous n'êtes pas seulement autorisé à signaler : dans certaines situations, vous y êtes tenu. L'art. 314d du Code civil impose d'aviser l'autorité de protection de l'enfant dès qu'il existe des indices concrets que l'intégrité d'un enfant est menacée et que vous ne pouvez pas y remédier dans le cadre de votre activité. Transmettre l'annonce à votre supérieur hiérarchique satisfait à cette obligation.
À qui s'adresser
Cette page vous dit quoi faire et dans quel ordre. Pour savoir précisément qui appeler — numéros, horaires, gratuité, anonymat, centres LAVI par canton — tout est réuni sur une seule page.
En cas d'urgence immédiate, appelez le 117.
Clairevoie ne reçoit aucun signalement et n'intervient dans aucune situation individuelle. Nous informons, et nous orientons vers ceux dont c'est le métier. Cette page ne collecte rien : aucune de vos réponses n'est enregistrée ni transmise.